

Lorsqu’on parle d’un projet architectural, les circulations sont des espaces nécessaires… mais souvent perçus comme des mètres carrés « perdus ».
Pourtant, un hall, un couloir, un escalier ou une coursive ne servent pas uniquement à aller d’un point à un autre.
Ils participent à la manière dont on découvre un bâtiment, dont on s’y repère, dont on le comprend et dont on le vit au quotidien.
Chez ANCELY Architecte, nous considérons les circulations comme de véritables espaces de projet. Leur qualité peut transformer profondément l’expérience d’un bâtiment.
Une circulation, n’est pas seulement un passage
La fonction première d’une circulation est évidemment de relier les différents espaces.
Mais elle peut également :
- organiser les relations entre les pièces
- faciliter les déplacements
- créer des perspectives
- apporter de la lumière naturelle
- mettre en relation les espaces intérieurs et extérieurs
- permettre de se repérer plus facilement.
Un couloir bien conçu ne doit donc pas simplement permettre d’aller d’une pièce à l’autre.
Il doit accompagner naturellement les usages du bâtiment.
Des mètres carrés qui peuvent avoir plusieurs fonctions
Réduire les circulations pour gagner quelques mètres carrés pourquoi pas, mais chercher à les minimiser systématiquement peut aussi rendre un bâtiment moins confortable.
Une circulation trop étroite, trop longue ou mal éclairée peut donner une impression d’enfermement et rendre les déplacements moins agréables.
À l’inverse, un espace de circulation bien proportionné peut devenir un véritable lieu de qualité et de rencontre.
Un hall peut être à la fois un espace d’accueil, d’attente et d’orientation.
Une circulation peut devenir une promenade intérieure, offrir une vue sur un jardin ou simplement apporter de la lumière aux espaces qui l’entourent.
La question n’est donc pas seulement :
« Combien de mètres carrés consacrons-nous aux circulations ? »
Mais plutôt :
« Que permettent-ils d’apporter au projet ? »
Guider sans avoir besoin d’expliquer
Dans un bâtiment public, cette question devient particulièrement importante.
Lorsqu’une personne entre dans une mairie, une école ou un équipement, elle doit pouvoir comprendre rapidement où elle se trouve et où elle doit aller.
L’architecture peut contribuer à cette orientation grâce à la disposition des espaces, aux perspectives, à la lumière, aux volumes ou encore à la hiérarchie des accès.
Un bâtiment bien conçu peut ainsi guider naturellement ses utilisateurs, sans multiplier les panneaux et les indications.
La circulation devient alors un véritable outil de lisibilité du bâtiment.
Faire de la circulation un espace agréable
La qualité d’une circulation dépend également de son ambiance.
Une ouverture sur l’extérieur, une vue sur la végétation, un apport de lumière naturelle ou une variation de volume peuvent transformer complètement la perception d’un espace de passage.
Dans certains projets, ces espaces peuvent même devenir des lieux de rencontre.
On s’y croise, on échange quelques mots, on attend, on observe ce qui se passe autour de soi.
La circulation n’est alors plus simplement un espace « entre deux pièces ».
Elle participe à la vie du bâtiment.
Sur le terrain
Dans nos projets, cette réflexion intervient dès les premières esquisses.
À la Mairie de Grande-Synthe, par exemple, l’organisation des accès aux différents services nous a amenés à réfléchir à la manière dont les usagers allaient découvrir et parcourir le bâtiment.
L’objectif n’est pas simplement de relier les différents services, mais de rendre leurs accès compréhensibles et intuitifs.
La circulation devient ainsi un élément essentiel de l’accueil du public et de la qualité d’usage du bâtiment.
Cette réflexion se retrouve également dans nos projets scolaires, où les déplacements des enfants et des adultes doivent être pensés en relation avec les salles, les espaces communs et les espaces extérieurs.
À Gauchin-Verloingt, les relations entre les circulations, les classes et les espaces extérieurs participent ainsi à la qualité globale du projet.
Le résultat ?
Une circulation bien pensée permet :
- de faciliter les déplacements
- de rendre un bâtiment plus intuitif
- d’améliorer l’accessibilité
- d’apporter de la lumière et des vues
- de créer des espaces de rencontre
- et de renforcer la qualité architecturale du projet.
Un couloir n’est donc pas nécessairement une surface perdue.
Tout dépend de ce que l’on en fait.
Parce qu’en architecture, un mètre carré peut avoir plusieurs rôles.
Et parfois, les espaces qui semblent les moins importants sur un plan sont justement ceux qui permettent à tout le reste du bâtiment de fonctionner.
Chez ANCELY Architecte, nous pensons qu’une circulation ne doit pas seulement permettre de passer. Elle doit participer à l’expérience du lieu.

